Urbanisme, déplacements – page 6

Le constat
La croissance contrainte de notre commune
L’urbanisation de notre commune est soumise à des contraintes fortes. Si le statut de ville nouvelle n’existe plus pour Sénart, l’État garde un rôle sur ce territoire qui demeure une Opération d’Intérêt National (OIN). Dans une OIN, c’est le représentant de l’État (préfet) qui octroie le permis de construire et non le maire. Dans ce contexte, notre commune doit répondre à des exigences de construction de logements fixés par l’État. A l’échelle de Grand Paris Sud, ce sont 28 000 logements qui doivent être construits d’ici 2040. Par ailleurs, notre commune doit aussi respecter les exigences de la loi SRU en termes de logements sociaux (25% à atteindre ; 20,3% au 1er janvier 2024).
Une croissance insuffisamment gérée par la majorité sortante
La croissance de notre commune a créé et crée encore des déséquilibres que la majorité sortante a tardivement reconnus, et dont elle porte parfois la responsabilité. Ainsi, dès la campagne municipale 2019-2020, nous avions alerté sur l’insuffisant équipement de la Plaine du Moulin à Vent. Les récentes décisions de la majorité sortante prouvent la justesse de notre diagnostic. Il en est de même pour le quartier enclavé de Montbréau, qui a fait lui aussi l’objet d’une attention toute particulière ces derniers mois, et nous nous en réjouissons pour ses habitants dont nous avions porté les demandes légitimes.
Déplacements: une voirie héritée du passé rural
Le bilan de la majorité sortante est particulièrement léger dans ce domaine. Le réseau de piste cyclable a peu progressé. La voirie héritée du passé rural reste inadaptée aux besoins de la ville actuelle : certaines rues sont surchargées, des goulets d’étranglement rendent le passage des bus difficile. Il est impossible pour les enfants de circuler en sécurité dans certains secteurs de la ville.
Plusieurs exemples concrets : les enfants qui empruntent la rue du Verger pour aller à l’école doivent marcher sur la chaussée faute de trottoirs ; les tronçons de piste cyclables sont discontinus ; le rétrécissement de la rue de Paris est dangereux ; l’aménagement actuel de l’avenue Charles Monier ne permet pas de sécuriser les déplacements des piétons et cyclistes ; franchissement périlleux du rond-point de la gare malgré les travaux récents.
Nos propositions
Notre politique d’urbanisme vise à mieux penser la croissance de notre ville. Il faut répondre à la diversité des besoins de logement, et créer les infrastructures en conséquence, tout en respectant le cadre de vie naturel et le patrimoine hérité du passé.
Proposition 1
- Nous engagerons une réflexion avec les habitants sur un nouvel aménagement du centre bourg.
- Cette réflexion sera confiée à une agence spécialisée dans l’urbanisme et le paysagisme, qui aura pour mission de doter la commune d’un centre-ville adapté, un lieu de vie, agréable pour se promener, qui pourrait être doté d’une offre commerciale enrichie et d’équipements publics (par exemple une salle polyvalente).
Pour aller plus loin : la création de la ZAC centre (250 logements encore à venir, lien URL : https://www.epa-senart.fr/la-zac-de-cesson-centre, conjuguée à la destruction du Verger et à la vente de la salle du Poirier Saint, nécessite de réfléchir au réaménagement du centre-bourg afin de recréer des lieux de centralité et de rendre le centre de notre commune plus agréable à vivre. Des espaces doivent recevoir un traitement paysager particulier : la place Verneau, peu mise en valeur, l’avenue Charles Monier (trottoirs étroits, lignes électriques qui devraient être enterrées, absence de pistes cyclables), etc.
En termes d’aménagement, nous sommes aujourd’hui dans un paradoxe : le centre bourg ne dispose plus de salle polyvalente. Les deux salles existantes sont situées à Cesson-la-Forêt (pôle Prévert) et sur la Plaine (Sodbury). Il faut essayer de répondre à ce déséquilibre. Le programme Petites villes de demain (lien URL: https://anct.gouv.fr/programmes-dispositifs/petites-villes-de-demain ) s’il est pérennisé, pourrait être sollicité pour accompagner cette ambition. La nouvelle salle polyvalente pourrait comprendre une salle des fêtes, des salles soit de réunion soit pour accueillir des activités, des locaux pour stocker le matériel des associations, un tiers lieu s’il ne pouvait être accueilli à la ferme Benoît (voir la page Environnement).
Proposition 2
- Nous définirons un nouveau plan de déplacement, afin de mieux organiser la circulation. Nous, enfants, jeunes, adultes, devons pouvoir nous déplacer en sécurité.
- La ville doit enfin se doter d’un réseau continu de pistes cyclables protégées de la circulation des voitures, ce qui suppose une démarche de partage de la voirie en concertation avec les habitants.
Pour aller plus loin : nous portons depuis longtemps ce projet qui doit permettre de mieux réguler la circulation dans notre commune, la rendre plus efficace et favoriser les mobilités douces. Le réaménagement de la voirie et de la circulation doit être étudié, comme le font la plupart des communes confrontées à ces voiries qui ne sont plus adaptées.
Nous devons doter la ville d’un réseau structuré de pistes cyclables sécurisées connectant quartiers, écoles, gare et équipements publics (les pochoirs de vélo sur la route proposés par la municipalité actuelle ne sont pas suffisants). Quelques axes cyclables doivent être priorisés pour les publics scolaires comme l’axe rue du Clos du Louvre-rue Jean Vilar (avec nos voisins de Vert-Saint-Denis). Nous demanderons au Département l’aménagement de la piste cyclable de la RD346 empruntée notamment par les jeunes Cessonnais scolarisés au lycée du Mée.
- L’efficacité du réseau de bus (compétence de GPS) doit être améliorée : aujourd’hui un jeune du sud de Cesson-la-Forêt met près d’une heure pour aller au lycée Sonia Delaunay en bus…Lorsque le projet de TZen a été lancé, nous avons demandé à plusieurs reprises en Conseil municipal la refonte de la desserte de Sénart par les bus de Transdev. Nous n’avons pas été écoutés par M. Chaplet, pourtant vice-président des transports à GPS.
Proposition 3
- Nous veillerons au désenclavement des quartiers et au respect des principes généraux de notre programme, et nous serons vigilants sur l’évolution du quartier de la gare envisagée par l’EPA de Sénart.
Explications : l’Établissement Public d’Aménagement (EPA, lien URL : https://www.epa-senart.fr/ ) est un organisme rattaché au Ministère de la Cohésion des territoires. Il est en charge, au nom de l’État, des grandes opérations d’urbanisation sur Sénart. L’EPA a ciblé le quartier de la gare de Cesson comme pouvant faire l’objet d’une opération de densification. Le nombre de logements évoqués est important (plusieurs centaines). Il n’y a pour l’instant aucun calendrier, ni plan de masse. Ce projet est préoccupant et doit faire l’objet d’une très grande vigilance : il ne s’agirait pas de reproduire les erreurs du passé et de concentrer les populations les plus défavorisées dans des quartiers bruyants et mal reliés à la ville.
Dans les nouveaux programmes, nous serons attentifs au respect de nos principes, dans le domaine écologique (voir page Environnement) et social (mixité sociale, qualité du bâti). Nous nous efforcerons de préserver un espace ouvert aux habitants de la ville, menacé par la multiplication des résidences fermées, à rebours de la tradition de notre ville (Grand village et Nouveau village sont des copropriétés qui ne sont pas fermées par des barrières).
Autres propositions urbanisme, déplacements, aménagement, travaux, cadre de vie :
- Tout quartier : aménager les cheminements créés spontanément par les piétons et que les aménageurs n’avaient pas prévus.
- Bourg : revoir l’équipement du cimetière communal pour faciliter l’entretien des sépultures, et prévoir son extension nord en cimetière nature (lien URL :https://www.lemonde.fr/m-perso/article/2025/10/26/en-france-les-cimetieres-nature-seduisent-elus-et-citoyens-j-ai-dit-a-ma-femme-si-je-casse-ma-pipe-tu-me-choisis-un-noisetier_6649651_4497916.html pour répondre à ce nouveau type de demande. Hypothèse d’un tiers lieu Ferme Benoît (voir arbitrages dans le fichier Démocratie locale).
- Plaine du Moulin à vent : mieux entretenir les espaces rétrocédés. Hypothèse d’une extension de la salle Sodbury pour répondre aux besoins des habitants du quartier (voir les arbitrages dans le fichier Démocratie locale). Penser l’évolution du quartier en lien avec Vert-Saint-Denis (ce qui n’a pas été fait jusqu’à présent).
- Montbréau : poursuivre le désenclavement du quartier en améliorant la desserte en bus et en revoyant la traversée du rond-point de la gare, en particulier pour sécuriser le cheminement vers les écoles ; trouver une solution à l’entretien de la rue du Clos de Montbréau.
- Saint-Leu : mieux mettre en valeur le patrimoine de Saint-Leu (étang du Follet, château, ferme modèle…) en l’intégrant à un parcours de randonnée de Cesson à Seine-Port.
- Cesson-la-Forêt : maintenir la vocation d’utilité publique de la parcelle de l’ancienne salle Sodbury et veiller au devenir de l’ancienne maison de retraite pour ne pas dénaturer l’entrée de quartier. Compléter le réseau de piste cyclable. Mener à bien le projet de rénovation de l’école Prévert. Rendre plus visible l’accès au pôle Prévert (éclairage, portail, etc). Agir auprès de Eau de Grand Paris Sud (GPS) pour poursuivre la politique de rénovation des réseaux d’eau sans faire payer les travaux de mise en conformité par les usagers.

