Environnement, écologie, changement climatique – page 3

Le constat
Cesson à la croisée des chemins
Urbanisation mal anticipée, manque de vision, absence d’écoute citoyenne. Face aux défis climatiques et sociaux, notre ville doit s’engager pour un nouveau départ.
Des bijoux verts en danger
Cesson a grandi en laissant leur place aux arbres. Mais aujourd’hui, de permis de construire en travaux divers, ou à la suite de constats d’arbres malades ou vieillissants, de vieux arbres sont supprimés et pas toujours remplacés. Par facilité de contrats et d’agenda avec des sociétés d’élagage, les arbres de nos rues sont taillés sans prendre en compte leur santé et les périodes de nidification.
Bien-sûr des avancées ont été réalisées avec le projet conventionné de réaménagement du parc Albert Bendelé, subventionné par GPS, la Région Ile-de-France et le Fonds Européen de Développement Régional (FEDER). Cette renaturation permet le recueil et l’infiltration des eaux pluviales provenant des habitations, un accueil de la biodiversité et nous le saluons, même si la protection du parcours migratoire des batraciens, espèces fragiles doit être renforcé.
Un capital nature bradé
En rupture avec les beaux espaces boisés d’essences variées présents à Nouveau et Grand Village et Cesson-la-Forêt, la municipalité sortante manque de vision sur l’évolution de la ville. Des permis de construire se sont succédé ces dernières années dans le Bourg. Nous avons vu pousser des immeubles qui, tout en respectant les normes d’isolation (c’est bien le moins), sont loin de ce que doit être l’ambition environnementale de notre ville. Architecture cubique ou pseudo mansardée, matériaux « du passé » (béton, isolation intérieure hydrocarburée), pas de dispositifs d’énergie douce, végétalisation pauvre. Grosses briques Lego posées au hasard dans notre tissu urbain sans réflexion sur les accès et la circulation.
Nous constatons tous un recul des espaces végétalisés, notamment en raison de l’échec du projet de la ferme Benoit, aujourd’hui complètement dénaturé, et du Verger de Cesson qui a disparu sous un alignement de cubes gris. Dans le même temps les cours de nos écoles n’ont pas évolué pour faire entrer le végétal, source de fraicheur et d’équilibre pour nos enfants.
Des passoires thermiques de toutes les tailles
L’équipe sortante découvre qu’il fait chaud dans les classes quand des parents d’élèves publient sur Facebook les photos des thermomètres… et puis on oublie. L’efficacité thermique demande aujourd’hui une expertise qui n’a pas été mobilisée.
Il y a bien eu un début d’accompagnement des habitants vers les solutions d’isolation thermique, cela reste à renforcer pour que la démarche soit efficace.
De même l’équipe sortante a commencé à se pencher sur le problème de l’isolation des bâtiments publics, de façon non concertée et hasardeuse. Ainsi les parents d’élèves de l’école Jacques Prévert ont d’abord été informés que celle-ci serait détruite pour être reconstruite et que dans une période temporaire les enfants seraient relogés dans des locaux modulaires près de Paul-Émile Victor. Devant la mobilisation des parents le projet a fait pschitt. Mais le problème d’isolation thermique de l’école Jacques Prévert demeure.
Les copropriétés sont du domaine privé, leurs règles font parfois obstacle à la décarbonation, notamment au travers de l’interdiction des pompes à chaleur à air. A notre connaissance, la municipalité sortante n’a engagé aucune discussion avec elles pour progresser dans ce domaine.
Une ville arborée… mais des déplacements carbonés
Cesson est aujourd’hui une ville conçue pour la voiture et les modes de déplacements alternatifs sont insuffisants.
Cesson Bourg n’est pas le « centre-ville » où les habitants des différents quartiers pourraient se retrouver. Nous détaillons nos constats et propositions à ce sujet dans notre article « Urbanisme et Déplacements ».
Nos arbres et espaces verts ne peuvent compenser ces émissions de particules et de CO2. Et, parce qu’ils ne sont pas valorisés, Cesson vit comme si les espaces verts de proximité (Forêts de Bréviande et Rougeau, le Bois Brûlé, Bords de Seine…) n’existaient pas.
Du bla bla peint en vert
L’approche de développement durable de l’équipe sortante a été principalement basée sur des actions trop limitées, relevant souvent de la communication. On peut ainsi noter l’embauche d’un contrat en alternance ou en apprentissage sur ce type de mission, et pas d’un professionnel expert dans les techniques à déployer.
Un Comité de Développement Durable a été créé à l’occasion de l’établissement du Plan Local de Développement Durable. Ce comité réunit des citoyens, des membres d’associations, des élus. Mais, dès le départ, le rôle des citoyens y a été restreint, limité à l’approbation de décisions prises en amont ou la proposition d’animations. Au tableau des réalisations : la mise en place de composteurs dans la Plaine du Moulin à Vent, qu’il faut maintenant accompagner et expliquer, ainsi que la fourniture de composteurs individuels en 2025 (décisions en fait prises par GPS).
Dans la pratique, la ville ne s’est pas suffisamment appuyée sur les services de Grand Paris Sud et sur l’expertise de l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME). De même, l’information et l’accompagnement des Cessonnais sont insuffisants, alors que des cas d’arnaques aux panneaux solaires ou d’insécurité sur des offres de travaux d’isolation ont été connus sur la ville. Et rien n’a été discuté en Conseil municipal sur ces questions.
Nos propositions
Notre priorité : agir avec efficacité face à l’urgence écologique
Une gouvernance ouverte, participative et transparente
Nous voulons redonner aux habitants un pouvoir d’action et faire de l’écologie une grille de décision municipale. Le Conseil municipal se donnera la mission d’intégrer la dimension environnementale aux politiques de la ville. Nous pensons qu’il sera utile de s’appuyer sur un agent qualifié pour piloter ces missions :
- Redynamisation des commissions, notamment avec la création d’une Commission citoyenne de la transition écologique, permanente et ouverte. Celle-ci permettra de refonder complètement le comité développement durable.
- Évaluation écologique de chaque dépense municipale. Ceci est une demande de l’équipe NDPC depuis 2020.
- Transparence totale : publication annuelle des engagements écologiques, sociaux et financiers.
- Travail renforcé avec l’intercommunalité (GPS) pour l’énergie, les mobilités, la biodiversité et l’eau.
Une gestion adaptée des espaces verts et de protection de la biodiversité, associant les habitants.
On l’a vu dans notre constat, nous ne partons pas de rien. Cesson est une ville avec un capital de nature, de qualité de vie. C’est ce capital que nous voulons faire fructifier avec vous. A nos yeux, ce n’est pas un gadget décoratif ou électoral, c’est un outil de bien-être, de fraîcheur et de cadre de vie.
Nous voulons du végétal utile, créateur d’ombre, de fraîcheur, favorisant l’infiltration des eaux de pluie, accueillant et préservant la biodiversité.
Nous nous concentrerons en priorité sur les espaces du quotidien des Cessonnaises et Cessonnais, tels que les écoles, les places pour qu’on aime s’y retrouver, les rues rendues agréables et les parkings pour qu’ils soient davantage que des « range voiture ».
Nous vous proposerons une transformation progressive et concertée avec vous.
Comment commencer ? Quel chemin prendre ?
Nous doterons la municipalité d’une meilleure expertise technique. Pour cela, nous estimons qu’il sera utile de nous appuyer sur un agent qualifié. La première de ses missions sera de réaliser un diagnostic initial.
- Quels sont les ilots de chaleurs, où sont les sols imperméabilisés et les espaces publics minéralisés, lesquels de ces lieux sont les plus fréquentés et notamment par des populations fragiles (enfants, seniors) ?
- Quel est l’état de santé de nos arbres ? Certains ont été surtaillés et à des moments où ils doivent protéger leur hydratation ou bien où des oiseaux y nichent, certains ont été plantés sans prendre en compte leur taille adulte. Nous en ferons un inventaire suivi.
Ce diagnostic nous permettra de visualiser nos priorités. Au-delà nous commencerons par entreprendre et partager avec les Cessonnaises et Cessonnais une étude concrète et chiffrée en coût au regard du bénéfice attendu pour notre qualité de vie.
Par la suite, pour mettre un point d’arrêt au grignotage de notre qualité environnementale au gré des permis de construire, nous élaborerons un Schéma Directeur de la Végétalisation. L’objectif de cette démarche sera de relever le nez vers les 10 à 15 ans à venir. Il s’agira de relier les projets entre eux, nous assurant de leur continuité, de les hiérarchiser dans le temps, et enfin de donner un cadre aux futurs aménagements et permis de construire. Nous serons alors dotés d’un outil innovant pour Cesson et techniquement indispensable au fonctionnement de nos services.
Nos projets s’inscriront dans le cadre des plans des financeurs publics que nous solliciterons, l’Agence de l’Eau, Grand Paris Sud, la Région Île-de-France, le Département et l’État.
Nous préparerons Cesson aux défis climatiques.
Nos bâtiments communaux, nos maisons, nos appartements, ont été construits selon les règles de l’art des siècles passés. Nous piloterons un programme de rénovation thermique des bâtiments communaux conformément aux obligations du décret Tertiaire (https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/eco-energie-tertiaire-e ) et en fixant des priorités, un échéancier, en fonction des moyens disponibles (c’est ce qui n’existe pas actuellement).
Concrètement nous proposerons un plan pluriannuel de rénovation énergétique des bâtiments publics, en priorisant écoles, équipements sportifs (en lien avec le SI), et bâtiments municipaux.
Concernant l’habitat particulier, nous accueillerons les habitants pour les conseiller et leur préconiser des solutions afin de diminuer les dépenses énergétiques (isolation, chauffage non carboné), en les dirigeant vers les services compétents.
Enfin, nous engagerons une concertation avec les copropriétés afin d’accélérer la conversion écologique, en particulier pour les modes de chauffage.
L’eau est une richesse, nous agirons et conseillerons afin de récupérer les eaux pluviales pour leur absorption par les sols et l’arrosage. Nous serons attentifs à la préservation du ru de Balory et de ses abords (propreté, respect des plaines d’inondation).
La qualité de notre nourriture est essentielle : nous soutiendrons les initiatives de nouveaux jardins partagés et de vergers urbains. Nous détaillons à ce sujet dans notre article « Écoles » notre projet de cuisine intercommunale Sud Sénart. L’éducation à une alimentation de qualité ne va pas de soi, nous devrons engager une réflexion et un accompagnement en lien avec les enseignants, les ATSEM et les agents en charge de la restauration.
Transformer Cesson en une ville agréable, cohérente et accessible
Nous vous proposons de faire de Cesson une ville où l’on se déplace facilement et où chaque nouveau logement est accompagné des services nécessaires. Cela passe par un urbanisme durable — qui privilégie la rénovation, la mixité et la qualité — et par des mobilités douces réellement sécurisées. Nous détaillons nos constats et propositions à ce sujet dans notre article « Urbanisme et Déplacements ».
Consommer local, recycler, réparer, partager
Il est temps de développer une culture de la sobriété, du réemploi et du local. C’est pourquoi nous voulons créer un tiers-lieu écologique, c’est-à-dire un endroit où les activités d’économie circulaire et environnementale pourront se développer (urbanisme). Cela pourra se faire en lien avec les associations locales et la Citrouille, en prolongeant leurs actions :
- Atelier de réparation
- Ressourcerie
- Prêt/échange d’objets
- Déploiement du compostage collectif dans tous les quartiers.
- Accompagnement des familles et associations pour réduire les déchets à la source.
- Partenariats avec les commerces locaux pour lutter contre le gaspillage.
- Nouveau point de distribution pour une AMAP.
Des initiatives existent aujourd’hui pour que nous puissions nous alimenter de façon plus saine et locale, et cela par la mobilisation de leurs adhérents que nous saluons. Nous voulons les rendre plus visibles dans la ville et faciliter leur accès au public, notamment par la création d’un point de vente en circuit court de leurs produits frais.
Protéger les espaces sensibles proches
Nous appuierons les associations dans leur projet d’obtenir le classement de Bréviande en « bois de protection ». Nous serons vigilants sur la préservation et l’entretien de la réserve naturelle du Follet.
Notre programme propose une transformation profonde, cohérente et réaliste pour Cesson.
Une ville plus respirable, plus humaine, plus juste.
Une ville qui anticipe, au lieu de subir.
Une ville qui écoute, au lieu d’imposer.
Une ville qui protège, au lieu d’exclure.
En 2026, donnons un Nouveau Départ à Cesson.
Ensemble pour une ville verte et solidaire.

